Red Mexicana de Acción frente al Libre Comercio (RMALC)
ILS RELANCENT UN PLAN B DE LA ZLÉA, SOUS LE NOM DE RELANZAN UN PLAN B DEL ALCA CON EL NOMBRE DE
"LES CHEMINS VERS LA PROSPÉRITÉ DANS LES AMÉRIQUES"
Dans
l'édifice du groupe transnational "Conseil des Amériques / Société
américaine", G.W. Bush a a relancé aujourd'hui, le 24 septembre, le
projet réchauffé de l'amochée ZLÉA, mais cette fois avec la nouvelle
étiquette de "Chemins vers la prospérité des Amériques".
Profitant
de la visite de certains Présidents à New York, pour participer à
l'Assemblée des Nations Unies, le gouvernement de G.W. Bush et les
groupes transnationaux ont révélé publiquement le projet de "Plan B de
la ZLÉA" qu'ils étaient en train de préparer depuis 2005.
Au
cours des quatre dernières années, le Conseil des Amériques / Société
américaine conjointement avec le Département d'État, ont
instrumentalisé, grâce à un intense travail de lobbying en Amérique
latine et Caraïbes, un Plan B de la ZLÉA[1],
autour de deux composantes similaires: un agenda et des accords
économico-commerciaux et financiers sous le couvert de qualificatifs de
compétitivité et prospérité, et un agenda complémentaire de nature
militaire et policière de lutte contre le terrorisme, le narcotrafic,
la migration illégale, etc, sous le terme de sécurité.
Le
processus est issu d'une longue série de réunions entrepreneuriales
dans la majorité des villes de l'hémisphère, soutenues par l'alliance
des transnationales, le Département d'État et des intellectuels du
milieu, dans le but de construire une Amérique sécuritaire et
compétitive par l'entremise de Conseils de Compétitivité et des agendas
englobants et sectoriels de demandes des secteurs privés qui doivent
être instrumentalisées avec ou sans ZLÉA.
En
parallèle, les ministres de divers porte-feuilles ont continué de se
réunir périodiquement afin d'assurer la continuité et poursuite des
mandats accordés initialement dans les cadres des sommets
hémisphériques de la ZLÉA. L'OÉA, aux côtés d'autres institutions
multilatérales et régionales, sous l'évident contrôle du Département
d'État, ont favorisé l'instrumentalisation de l'agenda gouvernemental
préparé antérieurement par les organismes d'entreprises.
Une
des instances qui a été religieusement protégée dans un esprit
géo-stratégique, est celle qui a gardé sous couvert les sept réunions
des ministres de la défense, et plus récemment celles qui a réuni les
ministres de la sécurité publique de l'hémisphère. Le but explicite est
de développer la politique de coopération dans le domaine "sexy" de la
sécurité régionale. L'Initiative de Mérida (Mexique), le Plan Colombia,
et le retour de la IVè Flotte des États-Unis dans les eaux
territoriales latino-américaines sont quelques exemples de l'importance
accordée à ce domaine par l'État major et les hautes sphères
politiques aux États-Unis.
Aujourd'hui,
dans un contexte d'échec évident du monde des finances et par le fait
même de la politique néolibérale du libre-échange promue par Washington
et les élites latinoaméricaines, le gouvernement désacrédité de G. W.
Bush, en harmonie avec les 11 mandataires sympathisants, revient à la
charge avec une variante de la ZLÉA. Il est important d'ajouter que ni
Luís Inácio Lula da Silva, ni Fernando Lugo, ni Cristina Kirchner, se
sont prêtés au jeu d'unir leur voix à cette nouvelle aventure
néolibérale qui, bien sûr, n'est pas morte, mais qui n'a pas non plus
grand chance de prospérer face à l'opposition alternative des peuples
et des gouvernements de notre Amérique qui restent dignes et debout.
Présentation qui est faite de l'initiative du Conseil des Amériques ainsi que le discours de G. W. Bush.