Projection du nouveau documentaire
de Richard Desjardins et Robert Monderie
présenté par le RQGE

Richard Desjardins s'est adressé brièvement avant la projection organisée par le RQGE à laquelle plus d’une centaine de sont personnes venues assister. Un film troublant où l’on découvre des pans d’histoire, des replis troublants et des constats riches de questions.
Tourné pendant trois ans dans sept des neuf communautés algonquines de l'Abitibi et du Témiscamingue, le documentaire fait la lumière sur un groupe divisé, pauvre, maltraité et laissé pour compte par les gouvernements.
On tourne la caméra vers des localités sans électricité, on raconte les sévices subis par de jeunes Algonquins mis en pension dans des écoles catholiques, on énumère les droits bafoués de ces autochtones et on fait le bilan de leurs dépossessions territoriales.
«On a vécu un génocide à feu doux, résume Jimmy Papatie, ancien chef du Conseil des Anicinapek de Kitcisakik. On a gardé notre lot de souffrances. Notre histoire mérite d'être racontée.»
«On a tenté de faire une oeuvre pédagogique, car on ne savait pas grand-chose des Algonquins, dit Desjardins. Quand on les aperçoit le long de la route 117 (dans le parc de La Vérendrye), on ne sait pas d'où ils arrivent et où ils s'en vont.»