Le Collectif Stop au méthanier, regroupant la grande majorité des forces vives en environnement, affirme que les autorités gouvernementales n’ont plus le choix.
> Les quantités de gaz naturel découvertes dans la Vallée du St-Laurent sont suffisantes pour assurer l’autonomie du Québec. Le professeur d’économie à l’Université Laval Jean-Thomas Bernard, qui a siégé comme commissaire lors des audiences du BAPE sur le projet d’Énergie Cacouna, a alerté à juste titre la semaine dernière les décideurs en affirmant que les quantités de gaz naturel découvertes pourraient mettre en péril les projets de ports méthaniers de Lévis et Cacouna.
Le gouvernement doit maintenant prendre ses responsabilités et imposer un moratoire sur la construction d’usines d’importation de gaz naturel puisque, à l’évidence, le Québec n’a pas besoin d’importer un produit dont il disposera en quantité suffisante. Tant et aussi longtemps que les besoins réels du Québec n'auront pas été précisés par la Régie de l’Énergie, en tenant compte dorénavant du potentiel de ces découvertes, ce moratoire devra être maintenu.
> Considérant les risques à la santé et à la sécurité que représente le projet Rabaska, considérant l’énorme coût environnemental d’une telle entreprise, tant au plan local (destruction d’un site mythique soit les rives du St-Laurent en face de l'Ile d’Orléans, national (émission d'au moins 150,000 tonnes de gaz à effet de serre), qu’international (émission de 13 millions de tonnes de GES), il est du devoir de nos élus de prendre en considération ces nouvelles données.
Yves St-Laurent
> Porte-parole
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