À
Cantley, dans l’Outaouais, le couple Christine Landry et Serge Galipeau
fait face à une poursuite de 1 250 000 $ intentée par les propriétaires
du Dépôt de matériaux secs (DMS) de Cantley pour diffamation et
atteinte à la réputation. Leur propriété se trouve à environ un
kilomètre du DMS dont les certificats d’autorisation ont été révoqués
par le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des
Parcs (MDDEP) le 21 septembre 2006. La fermeture de ce DMS faisait
suite à de nombreuses années de non-respect des Loi et règlements sur
l’environnement, à une ordonnance émise par le ministre du MDDEP en
juillet 2005, visant à remettre le site à l’ordre après un incendie
souterrain qui générait entre autres de l’hydrogène sulfuré (H2S)
et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans le voisinage
et à une évacuation de 175 résidents de Cantley lors de l’extinction de
l’incendie.
Un
an plus tard, suite à la contestation de la décision du ministre du
MDDEP par les propriétaires du DMS de Cantley, le Tribunal
administratif du Québec (TAQ) rendait sa décision dans laquelle il
donnait raison au ministre et révoquait de nouveau les certificats
d’autorisation du DMS. Cependant, même si les actions de Madame Landry
et Monsieur Galipeau, toujours pacifiques, ont permis à tous de
réaliser que ce DMS présentait des lacunes sérieuses ayant des effets,
notamment, sur la qualité de l’air environnant et même si plus de 400
plaintes pour des odeurs nauséabondes et problèmes de santé aient été
acheminées au MDDEP par des citoyens de Cantley et que près de 400
documents aient été déposés en preuve par le MDDEP au TAQ (preuves de
l’émanation de gaz nocifs, des problèmes vécus par les citoyens et du
non-respect de l’ordonnance ministérielle), Madame Landry et Monsieur
Galipeau ont toujours cette poursuite de 1 250 000 $ sur le dos. Ils
sont les seuls à assumer tous les coûts reliés à leur défense.
Les requêtes d’appel des propriétaires du DMS de Cantley :