La gestion des matières résiduelles est peut-être le seul secteur environnemental qui touche
directement chaque individu, entreprise, institution ou municipalité dans ses activités de tous
les jours.
Bien que la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008 ait connu
des lacunes ou n'ait pas atteint tous les objectifs qu'elle s'était fixés, le Front commun
considère toutefois qu'elle a eu le mérite de faire en sorte que la gestion des déchets soit
demeurée une priorité au cours de dernières années et que de réels efforts et ressources y
ont été investis et ce, dans l'ensemble de notre société.
Ces efforts ou ces ressources n'ont toutefois pas été suffisants afin que l'on atteigne les
objectifs que nous nous étions collectivement donnés. Insuffisants certes, mais aussi
déployés dans des champs d'action somme toute limités.
Le Front commun estime que la future politique de gestion des matières résiduelles se doit
non seulement de s'attaquer à la problématique de la mise en valeur des résidus dans
l'ensemble des trois secteurs de production, mais également à leur génération et à leur
conception. Aussi, et c'est peut-être là un de ses aspects des plus fondamentaux, la future
politique devra établir des mesures afin de rendre l'élimination moins attrayante pour les
générateurs de matières résiduelles. Ceci se traduirait notamment par une limitation des
capacités d'élimination sur une base régionale et par une hausse des redevances à
l'élimination de dix à quarante dollars la tonne métrique.